lundi, 12 octobre 2015 12:17

L’accord SFR/Bouygues scruté par l’Autorité de la Concurrence

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L’Autorité de la Concurrence scrute l’accord de co-investissement signé par Bouygues Telecom et SFR, avant le rachat de ce dernier par Numericable. Le gendarme de la concurrence vient de s’autosaisir dans le but de vérifier la tenue des engagements pris par les deux opérateurs en matière de déploiement de la fibre optique en zone très dense.

Entériné en 2010, cet accord prévoit le déploiement vertical et vertical de la fibre optique dans certaines villes situées en zone très dense. L’opérateur au carré rouge devait déployer le réseau pour le compte des deux opérateurs et la filiale du groupe de BTP participer financièrement à cette opération.

 

Un ralentissement des déploiements


Le rachat de SFR par Numericable en 2014 ne devait rien modifier. Le gendarme de la concurrence avait présenté le maintien de cet accord comme l’une des conditions de cette acquisition. En clair, le rachat de SFR ne devait pas ralentir le déploiement de la fibre optique dans les immeubles. Or, Bouygues Telecom, a, de son côté, noté un ralentissement notable des déploiements depuis l’acquisition de SFR. L’Autorité de la Concurrence a donc décidé de se saisir pour étudier de près la situation.

Cette situation met en lumière les lignes de fracture existantes entre les opérateurs. Numericable-SFR préfère mettre en avant sa propre technologie, le FTTB (fibre jusqu’au pied de l’immeuble). Ce procédé implique le déploiement de la fibre optique jusqu’au pied de l’immeuble et un déploiement de câble coaxial jusqu’ à l’abonné. Cette technologie s’oppose au FTTH (fibre jusqu’à l’habitation), cas dans lequel la fibre est déployée jusqu’à l’habitation. Cette différence pourrait expliquer, en partie, le ralentissement constaté par Bouygues Telecom, Numericable-SFR préférant pousser sa propre technologie et éviter de multiplier les déploiements FTTH dans les zones où le FTTB est déjà présent.

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